Des conseils valables pour tous niveaux

Coureur du dimanche, ou plus régulier, vous vous êtes blessé lors de la pratique de votre sport ? Vous êtes à la recherche de conseils pour reprendre en toute sécurité ? Cet article est fait pour vous !

Lors de la reprise de la course à pieds, quel que soit le niveau auquel vous étiez avant votre blessure, il existe des points auxquels il vaut mieux ne pas déroger.

Soignez votre mode de vie !

Avant toute considération technique, il est important que votre corps et votre esprit soient disposés à la reprise de la course à pieds. Mangez sain, dormez suffisamment et hydratez-vous bien. Ces conseils semblent basiques car ils le sont : c’est le B.A-BA pour être bien disposé à la pratique de toute activité physique, mais ils n’en restent pas moins indispensables, bien au contraire !

Reprenez doucement !

Cette règle est trois-en-un. On parle ici de la durée, de l’intensité et du volume d’entraînements.

Durée :

Les conseils varient légèrement d’un coach à l’autre et selon votre niveau d’avant blessure, mais retenez globalement que la durée de votre activité doit être très, très lentement augmentée. Je m’explique :
Lorsque vous courez 10 minutes, vous faites en moyenne 1700 pas. C’est-à-dire, en course à pieds, 1700 sauts d’un pied sur l’autre, soit 850 sauts par jambe.
Si votre kiné commençait votre rééducation en vous disant : « Allez, on est parti pour un exercice de 850 sauts à cloche-pied consécutifs ! Petit démarrage en douceur ! », Vous trouveriez cela cohérent ?
Il est donc plus logique de reprendre par quelques minutes de course alternée avec de la marche, en augmentant les durées très progressivement.

Intensité :

Il est conseillé de reprendre avec une intensité faible, correspondant globalement à un rythme de course vous permettant de parler en même temps que vous courez. Bonne nouvelle : vous pouvez rattraper le temps perdu en discutant avec vos compagnons d’entraînement !

Volume :

Le nombre d’entraînements par semaine doit être modulé selon la blessure, avec des jours de repos suffisants, consultez les professionnels de santé qui vous suivent pour des conseils adaptés à votre pratique.

Les bonnes chaussures… et le bon terrain !

Selon le bilan podologique, votre gabarit, votre terrain de prédilection, vos préférences motrices et bien d’autres critères, les chaussures qui vous conviennent varient énormément. Méfiance quant à « l’analyse de la course » proposée par les vendeurs de certaines grandes chaînes de magasins de sport, préférez vous faire conseiller par quelqu’un qui connaît non seulement la chaussure, mais dont le corps est le métier.

Le terrain quant à lui sera plus générateur d’onde de choc s’il est dur (asphalte), et plus déstabilisant s’il est mou (sable…). Choisissez donc au mieux en fonction de vos possibilités, de votre niveau et de l’objectif recherché.

Grimpette et descente : attention !

Selon votre environnement de course, vous pouvez être confronté à différents reliefs et dénivelés, qu’il faudra gérer pour les réintégrer progressivement dans vos entraînements, afin de ne pas surcharger tel ou tel groupe musculaire ou articulation (genou dans les dénivelés négatifs par exemple).
Attention donc à adapter vos entraînements en ayant cela à l’esprit.

 

Et surtout, n’oubliez pas de regarder où vous mettez les pieds !

 

Remarque : Cet article ne constitue pas un programme de reprise, d’une quelconque manière, et ne peut se substituer à l’avis de votre médecin, chirurgien, kinésithérapeute, podologue ou autre professionnel de santé.